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Une association s’oppose à un projet de parc éolien

Un parc de dix éoliennes parmi les plus imposantes, soit d’une hauteur totale de 180 mètres, pourraient être implantés sur un site compris entre les quatre communes d’Ozan, Manziat, Chevroux et Bâgé.

La société Valorem, promoteur de parcs éolien a noué, à partir de 2013, des contacts avec les propriétaires des terrains concernés et passé des contrats. Les maires des 4 communes auraient d’ores et déjà signé des baux amphytéotiques. Aucune concertation avec la population locale n’aurait été organisée.

Oui au renouvelable, non au gigantisme !

S’estimant mis devant le fait accompli des riverains ont décidé de réagir et ont créé une association appelée "Riverains unis pour la défense de leurs intérêts (R.U.D.I.)" présidée par M. Stéphane Vincent. Sauvegarder, protéger et défendre le cadre de vie, la propriété, la tranquillité, la santé et la sécurité des habitants... Tel est le postulat de cette nouvelle entité qui affirme être très favorable aux énergies renouvelables mais, on l’aura compris, pas dans n’importe quelles conditions, ni à n’importe quel prix. Obtenir du promoteur et des élus un véritable échange, une information objective voire un débat sur cet énorme projet conditionnant l’avenir du territoire pour des dizaines d’années, tel est la démarche.

150 personnes au débat

Ce vendredi 20 janvier, à l’invitation de l’association, plus de 150 personnes avaient pris place dans la salle communale pour recevoir l’information et participer au débat qui devait suivre. Mais aucun maire, ni adjoint des communes concernées n’est venu pour apporter d’éventuels éclaircissements.

Le lieu d’implantation est prévu sur le site du « Bois brûlé » à la croisée des 4 communes. C’est une zone de bois et de maraîchage abritant dans sa partie est, une zone d’intérêt écologique. A l’aide d’un diaporama les organisateurs ont principalement mis en évidence tous les impacts négatifs d’un projet dont le gigantisme pose tout de même question.

Animée par Mme Ferrier, Vice-présidente de l’association, la présentation s’est également appuyée sur le témoignage et l’expérience de personnes ayant été confrontées à ce problème d’implantation.

Rentabilité improbable,

Le débat qui a suivi a porté sur des questions d’intérêt général ou particulier. Certains ont mis en cause les élus et le promoteur, perçu avant tout comme un businessman. En gros, un dossier à charge contre ce projet jugé démesuré et d’une rentabilité réelle improbable compte tenu des impacts négatifs démontrés.

Il fut par ailleurs souligné que l’essentiel de la rentabilité tenait à l’importances des subventions directes, c’est à dire par l’impôt des contribuables, et déguisées par l’achat forcé, à prix élevé, du courant fourni à EDF, autrement dit charge des consommateurs.

« Ce que je reproche aux élus, c’est d’agir sans consulter la population. On ne leur demande pas, chaque fois qu’il y a un trottoir à créer, une salle de classe à ouvrir de faire un référendum. Mais là, il s’agit d’une transformation totale de notre cadre environnemental pour les générations à venir, et d’une pollution bétonnière et métallique sans précédent, sans parler d’éventuels problèmes de santé publique. Ils n’ont pas le droit faire cela en catimini » a confié l’un des intervenants les plus actifs.

A noter qu’aucune représentation institutionnelle n’a apporté la contradiction.

Les aspects techniques développés par l’association R.U.D.I.

- Une éolienne annoncée pour une puissance nominale de 4 MW, ne produit en moyenne que la moitié moins, 2 MW maximum seulement seront distribués sur le réseau. (A titre d’exemple il faudra entre 1700 à 1800 éoliennes pour remplacer une centrale comme Bugey (3600 MW).

- La zone d’implantation est faiblement ventée c’est la raison des hauteurs de machines : 180 m pales comprises (mat de 120 m pales de 60 m). Aucune éolienne de 180 m n’a été implantée en France.

- L’impact environnemental et écologique : chaque éolienne nécessite la coulée d’un socle de 1000 à 1200 tonnes de béton sur 250 à 350 m2 (soit plus de 10 à 12000 tonnes de ciment sur la zone). Ces socles sont renforcés de 60 à 80 tonnes de ferraillage.

- La création d’une aire technique d’au moins 1000 m2 au pied de la machine pour recevoir la grue de quelque 200 à 250 tonnes destinée au montage des éléments.

- La création d’une voie parallèle au chantier, en capacité de supporter des convois de grande largeur et d’un tonnage d’au moins 45 tonnes.

- L’impact sur la voirie locale en raison du volume des éléments amenés par transport spéciaux, notamment des pales de 60 m, nécessitant, en raison du déport lié à la longueur du convoi, l’élargissement des chaussées dans les virages.

- Les problèmes de santé publique ont également été évoqués : ondes sonores, infrason...

- Effets stromboscopique (agriculture)


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